31/10/2005

Afrique

Un petit encart Afrique pour celles et ceux qui voudraient en savoir d'avantage...
Récits par un issu de là-bas...

15:40 Écrit par Crazy | Lien permanent | Commentaires (23) |  Facebook |

Commentaires

presentation de la cote d'ivoire salut ,je suis tres heureux de vous parler de mon pays sur tous les plan:culturel, politique et sportif.
mon pays c'est la cote d'ivoire il est situé en afrique de l'ouest et sa capitale economique est abidjan.
il est limité au nord par le burkina faso et le mali, a l'est par le ghana, a l'ouest par la guinée et le liberia et au sud par le golf de guinée.
il fait une superficie de 322.462km2 avec une population deplus de 16 millions d'habitants

Écrit par : charles alphonse | 31/10/2005

la culture ivoirien L’Art ivoirien

Les civilisations africaines, en particulier celle de la Côte d’Ivoire, ont toujours accordé la primauté à la fonction sur la forme. La beauté n’est jamais recherchée pour elle même. Elle est atteinte lorsqu’il existe une accord fondamental entre la pensée religieuse et l’objet chargé de l’exprimer ou de la servir (ustensiles, statues, masques...). Ce que les collectionneurs appellent "l’art africain", ce sont en fait des objets usuels ou culturels qui, désacralisés ou unitilisés aujourd’hui, sont vendus comme pièces de collections.

Quatre grands groupes ethniques peuplent la Côte d’Ivoire :

les Mandé dans le Nord-Ouest (Malinké, Dan, Gouro...)

les Voltaïques dans le Nord-Est (Sénoufo, Lobi, Koulango...)

les Krou dans le Sud-Ouest (Bété, Guéré, Dida...)

les Akan dans le Sud -Est (Baoulé, Agni, Abron...)

Chacun de ses groupes témoigne de son art de vivre à travers ses réalisations.

Le bois et le bronze
Raphia, rotin, bois et bambou permettent les vanneries, sculptures sur bois, meubles d’art... Le bronze, travaillé selon la technique ancestrale de la cire perdue, est connu presque partout en Côte d’Ivoire.

Les statues et masques

La principale différence entre statue et masque réside dans le fait que la première reste immobile pendant les cérémonies, tandis que le second participe à toutes les phases du rite puisque attaché autour du visage d’un participant, souvent un initié, dont l’incognito est préservé. La statuaire en pays Baoulé (avec le siège Baoulé du chef), et Sénoufo (représentant le premier couple) est la plus célèbre. Les masques Dan, Baoulé, Gouro, Guéré, Bété... sont les plus côtés chez les connaisseurs.

Le tissage et peinture

Les Baoulé, les Dioula et les Sénoufo se distinguent dans l’art du tissage. Baoulé et surtout Sénoufo sont renommés pour leur peinture sur tissu. Sur des panneaux de toile écrue, l’artisan dessine des animaux symboliques, accompagnés de motifs géométriques. Les tisserands du Nord utilisent des teintures végétales comme l’indigo ou la kola. Le kaolin est utilisé pour orner le visage et le corps des participants aux cérémonies traditionnelles et religieuses.

La danse

La région de l’Ouest est une des plus riches de Côte d’Ivoire en ce qui concerne les danses traditionnelles. Environ 300 font partie des traditions. Parmi les plus connues : le temate de Facobly (hommage des jeunes filles aux esprits favorables à une abondante récolte de riz), la danse des échassiers de Gouessesso et Danane (imagination chorégraphique et adresse gymnique de jeunes gens masqués sur des échasses de 3m de haut), la danse Gouah (geste collectif de gratitude des jeunes initiés à l’adresse des Dieux bienfaisants).

Les poids à peser l’or

Les ethnies du groupe Akan sont considérées comme les peuples de l’or. Leur talent s’exprime surtout dans les figurines de cuivre servant à peser l’or autrefois et utilisées aujourd’hui en éléments d’ornementation.

Chez les Agni et les Abron, chaque cérémonie donne l’occasion de se parer de bijoux, de lunettes et de colliers en or.

La poterie

Pratiquée par toutes les ethnies et le plus souvent par des femmes, la poterie est très présente chez les Malinké. Jattes, canaris et vases sont montés à la main et cuits sur le feu. Les poteries de Katiola sont les plus renommées du pays.

Les instruments de musique

Ils sont associés aux différentes formes de cultes. Les tam-tams, dont la base rythmique est souvent soutenue par des calebasses recouvertes de perles ou de cauris, sont les plus célèbres. Ils émettent un son grave et vibrant. Le Balafon (ou Xylophone) particulièrement utilisé dans le Nord du pays, est aussi apprécié par les Baoulé, les Dan et les Guéré.

Écrit par : charles alphonse | 01/11/2005

l'art ivoirien Les arts traditionnels ivoiriens comptent parmi les plus riches d ‘Afrique. Rien ne peut en donner une meilleure idée qu’une visite du Musée national de la Côte d’Ivoire, à Abidjan, où sont présentés les plus remarquables spécimens de sculpture sur bois, de poterie, de tissage, de fonte à la cire perdue ou de bijouterie provenant de toutes les ethnies.

Depuis longtemps, l’Occident apprécie la beauté formelle de l’art nègre. Pourtant il semble qu’il y ait à la base de cette admiration un malentendu profond. Si une ou plutôt des civilisations ont accordé la primauté à la fonction sur la forme, ce sont bien les civilisations noires, et en particulier celles de la Côte d’Ivoire. En effet, la vie toute entière et dans toutes ses manifestations est sous-tendue par une conception mystique et unificatrice du monde. Aussi la beauté n’est-elle jamais recherchées pour elle-même : elle est atteinte parce qu’il y a un accord fondamental entre la pensée religieuse et l’objet chargé de l’exprimer ou de la servir, qu’il s’agisse d’ustensiles relativement humbles ou de ces importants supports de la liturgie que sont les statues et les masques.


Masques & Statues

Statues et masques ont un double but. Ils exercent une action propitiatoire à l’égard des puissances bénéfiques (génies, ancêtre, dieux secondaires), qui sont des intermédiaires entre l’homme et une déité diffuse dans l’univers. Mais ils peuvent aussi éloigner les puissances du mal toujours prêtes à nuire et même à tuer. Le masque en particulier ne désigne pas seulement ce qui dissimule visage mais tout le corps du participant initié qui le porte et dont l’incognito doit être préservé. Il ne fait alors plus qu’un avec ce dernier et incarne le temps de la cérémonie une puissance surnaturelle spécifique dont il est sacrilège de provoquer la présente à n’importe quelle occasion. Il existe pourtant aussi des masques de réjouissances l’égard desquels on n’éprouve pas le même respect et surtout le rôle du masque et des identités varient avec les différentes ethnies, de même que son aspect.

A part quelques exceptions, les ethnies de la Côte, vivant en milieu ouvert sur le large, soumises depuis plusieurs siècles aux influences étrangères et notamment chrétiennes, ne se servent pas de masques. Cependant, les petites statuettes d’ancêtres ou de divinités mineures se rencontrent fréquemment, notamment dans les groupes habitant à l’Est d’Abidjan.

Les forêts, aux horizons fermés, pleines de bruits inquiétants et de présences invisibles, semblent livrées à des forces occultes dont il est facile d’imaginer la malveillance. Dans Ouest, elles ont provoqué, chez les maîtres du genre que sont les Guéré, une floraison de masques où est systématisée la recherche de l’horreur. Car ils sont chargés de catalyser les forces négatives pour en changer le signe. Pourtant, dans une région analogue à celle des Guéré, les Dan ont au contraire crée des masques d’une pureté, d’un dépouillement et d’une sérénité extraordinaire.

En tout cas dans Ouest, les statues ont laissé toute la primauté aux masques et ne figurent que dans les cultes domestiques intimes, et n particulier chez les Dan et les Bété.
Au fur et à mesure que l’on se rapproche du Nord-Ouest, c’est-à-dire de l’aire d’influence des Malinké musulmans, le règne du masque diminue pour disparaître complètement, puisque l’islam interdit toute représentation humaine.

En se dirigeant au contraire vers le centre, on continue à trouver, chez les Gouro, puis chez les Yaouré, un emploi préférentiel du masque, mais, comme chez les Dan, celui-ci s’apaise, s’affine, évoque des entités bienveillantes.
Encore plus au centre, les sculpteurs Boulé sont plus connus pour leurs statuettes de petite taille. Celles-ci représentent les ancêtres et sont utilisées dans les cultures familiales ou constituent un support du culte de fécondité et reçoivent des sacrifices. Cependant les Baoulé créent aussi des masques tantôt représentant des visages aux traits fins beaux, détendus, tantôt assez lourds et chargés de motifs allégoriques plus dramatiques.

Écrit par : charles alphonse | 05/11/2005

la cuisine ivoirien Abidjan, comme toutes les capitales, possède une gamme de restaurants internationaux extrêmement étendue. Dans les quartiers résidentiels, les meilleures cuisines du monde sont représentées et il est possible d’en changer tous les jours de la semaine.
Mais vient-on en Côte d’Ivoire sans avoir d’abord envie de goûter les plats nationaux ?

L’un des plus fameux est le foutou. Il se compose d’une pâte en forme de boule, à base d’igname, de banane plantain ou de manioc. Elle est arrosée de diverses sauces à l’arachide ou à la graine de palme dans lesquelles on cuit soit de la viande, soit du poison.

L’attieké est une sorte de couscous de manioc, qui se mange également avec des sauces au poisson ou à la viande. Un autre plat connaît une faveur croissante : c’est le kedjenou , poulet cuit à l’étouffée avec des légumes et servi avec du riz. Mais il y en a bien d’autres, qui varient avec les régions et les ressources propres.

Dans le centre et le Nord, les arbres de la savane, le néré, le karité, donnent des fruits très utilisés. De la gousse du néré on tire un condiment, le soumbala. La pulpe de karité se mange crue ou est transformée en " beurre " qui assaisonne les plats, comme le maïs préparé de différentes manières.

A Abidjan, des restaurants spécialisés proposent les plus connus parmi ces plats, mais ils sont généralement un peu moins pimentés que la recette ne l’exige, pour permettre aux Occidentaux de les avaler.

Rien ne remplace cependant la cuisine familiale. Dans un nombre croissant de grandes villes, tout le monde peut l’apprécier dans les " maquis ". Ce nom pittoresque est donné aux cors de maisons privées transformées en restaurants non déclarés dont les prix sont imbattables (de 1 000 à 1 500 F CFA) et dont les adresses se transmettent de bouche à oreille.

On constate dans ces maquis à l’ambiance extrêmement amicale et gaie que chaque maîtresse de maison, en variant le dosage et l’association des multiples épices et plantes, inconnues des Occidentaux, et que l’on peut voir sur les marchés, renouvelle les recettes traditionnelles ou en invente de nouvelles.

On est alors surpris de constater que le piment n’est pas inévitable et que certains mets sont beaucoup plus doux, comme les grillades de dindon, la bouillie de petit mil, les ignames en ragoût ou en frites, délicieux légume qui ressemble beaucoup à la pomme de terre.

Mais il n’y a pas que les plats eux-mêmes : en pique-nique, le touriste prend vite l’habitude de manger des produits du pays, à commencer par les innombrables poissons, comme l’espadon ou le capitaine, l’excellent mouton préparé en brochette et tous les fruits : avocats que l’on peut déguster à toutes les sauces, papayes, délicieuses avec du jambon fumé, mangues greffées, goyaves et bien sûr bananes, ananas, pamplemousses, oranges.

Écrit par : charles alphonse | 05/11/2005

ethnies /et coutumes en cote d'ivoire Pour une population d’environ quatorze millions d’habitants, la Côte d’Ivoire comprend plus de soixante ethnies, une ethnie pouvant se définir comme une communauté se référant à des traditions, des croyances et une langue commune.

Cependant, on a pour plus de clarté, groupé entre elles les ethnies ayant une origine géographique présumée identique et ayant appartenu à un même noyau. C’est ainsi que l’on distingue les groupes suivants :
Les Malinké, les Voltaïques, les Mandé-Sud, les Krou, le groupe Lagunaire et enfin les Akan.

Les Malinké, qui viennent primitivement des gords du Niger, se sont divisés en deux tronçons : l’un au nord -ouest occupe la région d’Odienné, jusqu’aux frontières du Mali et de la Guinée.
Le deuxième s’étend à l’est de l’axe routier Niakaramandougou -Ferkessédougou. On l’appelle groupe Dioula, ce qui n’indique pas une provenance, mais une profession. Le mot Dioula signifie en effet commerçant. Ce sont des marchands Malinké qui se sont également répandus à la fois vers le centre-nord et autour de Bondoukou au nord-est.

Le groupe Voltaïque comprend les Sénoufo, placés en sandwich entre les deux groupes Malinké, les Koulango et les Lobi qui se succèdent ou cohabitent dans le Nord-Est, le long des frontières burkinabè et guinéenne.

A l’ouest, sous le groupe Malinké, sont répartis les Mandé-Sud . Ils comprennent les Dan ou Yacouba, les Gouro ou Koueni et les Gagou . Ce nom de Mandé, qui est donné parfois aux Malinké, laisserait supposer un vague cousinage entre eux. Pourtant ils n’ont rien de commun, ni l’aspect physique, ni la religion, ni même la provenance, car de nombreux spécialistes considèrent maintenant les Mandé-Sud comme étant probablement plus ou moins des autochtones.

Les Krou, dans le Sud-Ouest, viennent du Libéria anglophone. D’ailleurs, dans la région de Tabou, sur la côte, certains sont appelés des Krumen. Ils englobent les Guéré, les Wobé, les Niaboua, les Neyo, les Beté, les Godié, ainsi que les Dida. Mais l’origine de ces derniers semble assez mystérieuse. Car ils se distinguent très fortement des autres Krou par leurs croyances et leurs coutumes.

Pour compliquer les choses, les Adioukrou, qui affirment être venus de l’Ouest, se considèrent comme étant des cousins des Didab mais les ethnologues les croient en réalité des autochtones.

Le groupe Lagunaire est arrivé en plusieurs vagues du Sud-Est, c’est-à-dire du Ghana, et réunit les Abé, Atié, Abouré, Ebrié, Brignan, Alladian, Appoloniens, Abi, Fanti, tous d’origine ethnique Akan. Enfin, également du Ghana d’autres Akan sont venus plus tard, comme les Abron et les Agni, qui se répartissent le long de la frontière ghanéenne, depuis Bondoukou jusqu'à Aboisso. Quand aux Baoulé, appartenant au groupe Akan des Ashanti , ils occupent essentiellement la région centre, où ils sont en contact avec les Gouro, à l’ouest, et les Gagou, au sud.

Hors de cette classification, d’ailleurs un peu simpliste, d’autres ethnies se sont mélangées aux précédentes ou existe encore en très petits noyaux, notamment dans les montagnes de l’ouest ou dans les forêts. Il est évident qu’il s’est produit, surtout depuis les dernières décennies, un brassage de populations important, notamment dans les grandes villes.

De plus, la création du barrage de Kossou a provoqué une certaine émigration des paysans délogés par les eaux vers la région peu peuplée du Sud-Ouest. Cependant, jusqu’à présent coutumes et traditions sont restées très vivantes et composent un fonds culturel dune immense richesse.

Sans prétendre avoir la possibilité, en quelques semaines, d’en apprendre l’essentiel, le voyageur, au cours des multiples conversations qu’il ne tient qu’à lui de provoquer, aura mainte fois l’occasion d’en prendre conscience et de s’en trouver à son tour enrichi.

Écrit par : charles alphonse | 05/11/2005

religion en cote d'ivoire A part les Malinké et les Dioula, convertis en totalité à l’islam depuis le XVIIème siècle ; les différentes ethnies ont un point commun, l’animisme. Contrairement à ce que les premiers Européens (et beaucoup de leurs successeurs) ont cru voir dans cette famille de croyances (car l’animisme recouvre bien des notions), il s’agit de toute autre chose que de la simple adoration de faux dieux.

En réalité, c’est la présence d’un dieu unique qui est perçue dans l’ensemble de la création, qu’il s’agisse de mondes minéraux, végétal, animal ou des principes élémentaires. Mais ce dieu unique qui fait régner l’harmonie et l’équilibre dans l’univers et lointain, et ses volontés sont difficiles à connaître.

L’homme éprouve le besoin de trouver des intermédiaires qui l’aident à les comprendre et à agir de manière à ne pas troubler l’ordre naturel des choses. Par ailleurs, indépendamment de Dieu et de ceux qui entrent en son nom en contact avec l’humanité, il existe des forces mauvaises qui ont comme but de détruire cette harmonie du monde, et il convient de s’en préserver.

L’islam, cependant, a fait beaucoup d’adeptes, même parmi les Sénoufo qui ont si longtemps résisté à l’influence des Malinké, fervents musulmans. Actuellement, dans la plupart de villes, surtout dans le Nord et le centre, les mosquées sont nombreuses. Et à l’époque du Ramadan, souvent appelé le Carême en Côte d’Ivoire, on est surpris de voir la foule de fidèles qui, d’un bout à l’autre du pays, observent scrupuleusement le jeûne terrible pendant lequel, du lever au coucher du soleil, il est interdit de manger, de boire et de fumer.

Le jeune Etat ivoirien a eu à résoudre, dès l’indépendance, un problème difficile en ce qui concerne le choix d’un code civil. Certes, la colonisation avait au moins imposé nombre de lois émanant du code français. Mais il régnait une certaine souplesse quant à la polygamie et aux transmissions d’héritages, notamment par la filiation matrilinéaire, c’est-à-dire par les femmes : au lieu de laisser ses biens à ses fils, on les léguait à ses oncles et cousins maternels, frères de même mère, neveux par les soeurs.

Si la filiation patrilinéaire coexistait avec la précédente dans certaines ethnies, il y avait consensus pour que la veuve n’hérite de rien. La fille rarement. Le chef de la famille étendue, comprenant les ménages des enfants et frères plus jeunes, oncles, parents âges, jouissait d’une autorité totale, en particulier pour le choix des épouses. Le jeune homme travaillait pour son père si celui-ci avait payé la dot de sa future femme, ou pour son beau-père, si la dot était prévue partie en bien divers, partie en travaux des champs.

La loi du 7 octobre 1964 a supprimé la polygamie, tout au moins pour les futurs mariages. La filiation se fait du père à ses enfants qui héritent de lui et la veuve peut bénéficier de l’usufruit, au lieu d’être obligée de retourner chez elle ou d’épouser le frère de don mari. La doit exigée par les parents de la fiancée a été supprimée. Quant à l’autorité parentale, elle appartient au père et la mère et uniquement à l’égard de leurs enfants mineurs.

Est-ce à dire que les nouvelles dispositions soient toujours scrupuleusement respectées, du moins en ce qui concerne la polygamie ? C’est douteux. Il est vrai que la position sociale de la femme a considérablement changé depuis l’adoption du nouveau code civil et qu’elle tente de faire peu à peu respecter la loi. Certes, il ne lui est plus imposé de devenir, en cas du décès de son mari, une des épouses de l’héritier ou de l’aîné de ses beaux-frères.
Mais, pas plus qu’avant, même : prendre une seconde ou une énième épouse s’assortissait de contraintes, et quand une favorite rompait l’équilibre, les autres savaient s’unir pour le rétablir. Ce n’est plus le cas quand le mari se contente d’ouvrir un " deuxième bureau ", expression typiquement abidjanaise pour désigner le ou les foyers extra-conjugaux. Heureusement, il reste à la femme délaissée la possibilité de demander le divorce et de travailler deux fois plus qu’avant pour élever ses enfants dans l’une des carrières qui lui sont toutes ouvertes

Écrit par : charles alphonse | 05/11/2005

econimie:secteur primaire Agriculture, élevage, pêche et forêt génèrent 66% des recettes d'exportation, constituent 27% du PIB et emploient les 2/3 de la population active.

Principales cultures d'exportation:
Cacao et café (qui représentent ensemble 40% des recettes d'exportation), huile de palme, latex, coton, sucre, fruits frais (ananas, banane).


Cacao:
1er producteur et exportateur mondial, avec une production annuelle de l'ordre de 1 200 000 tonnes. 1,5 millions d'hectares de petites plantations familiales. 350 000 tonnes
transformées sur place.

Café:
6ème producteur mondial : 188 000 tonnes produites en 1999 et 185 000 exportées.
1 million d'hectares de petites plantation familiales de variété robusta.

Huile de palme:
200 000 hectares de palmeraies de variétés sélectionnés dont 140 000 hectares de plantations villageoise et 60 000 hectares d'ensemble agro-industriels. 14 huileries. Potentiel de production : 300 000 tonnes d'huile de palme brute par an.

Latex:
70 000 hectares d'hévéa dont 42 000 d'ensembles agro-industriels et 28 000 en secteurs villageois. Potentiel de production actuel: 110 000 tonnes de latex par an (7 ème producteur mondial). La productivité est la plus élevée au monde (1675 kg/ha) pour les nouvelles variétés plantées.


200 000 à 280 000 tonnes de coton-graine soit 155 000 tonnes de coton fibres produites annuellement en plantations villageoises. Entièrement absorbées par l'industrie textile locale (filature, tissage, impression, confection) 3ème producteur africain. Meilleur rendement africain à l'engrenage.

Canne à sucre:
Culture principalement en plantations industrielles, dans le Centre et le Nord du pays en zones de savane. 20 000 hectares. 1 200 000 tonnes de canne, assurant une production annuelle de 120 000 à 135 000 tonnes.

Fruits frais:
215 000 tonnes d'ananas produites en 1998 (2ème exportateur africain) 225 000 tonnes de bananes produites ( 1er exportateur ACP). Produits sur 20 000 hectares de petites et moyennes plantations, principalement dans le Sud-est du pays. Mangues (10 000 tonnes / an exportées).

Autres produits agricoles:


Tabac ( 300 tonnes)

Agrumes (500 000 tonnes )
Riz paddy ( 1 000 000 tonnes)
Maïs ( 550 000 tonnes )
Taro ( 500 000 tonnes)
Igname (2 300 000 tonnes 4ème producteur mondial)
Manioc ( 1 700 000 tonnes)
Bananes plantain (1 350 000 tonnes)
Arachides (145 000 tonnes)
Noix de cajou (50 000 tonnes)
Noix de cola (35 000 tonnes premier exportateur mondial)
KaritŽ ( 10 000 tonnes)
Forêt:
3,7 millions d'hectares de forêt contre 15 millions en 1960 du fait de l'exploitation intensive et d'une agriculture itinérante détruisant quelque 300 000 hectares par an. Production 2 500 000 tonnes de grumes. Programmes de reforestation en cours
(20 000 ha / an)

Huiles essentielles d'agrumes
( 1500 en 1997) 2 ème exportateur mondial d'huile de bergamote
Coco râpé (1/3 de la production mondiale)
130 000 tonnes et huile de coprah (15 000 tonnes)
Fruits en jus et séchés.

Elevage:
1% du PIB. Cheptel estimé à 1 250 000 bovins, 2 300 000 ovins et caprins, 400 000 porcin, 26 000 000 de volailles. Production annuelle de viandes et abats 90 000 tonnes, production en volailles 25 000 tonnes.

Pêche:
70 000 tonnes pêchées en 1995 dont 2/3 par la pêche artisanale ( 14 milliards FCFA) et 1/3 par la pêche industrielle (pour 6 milliards FCFA ). 1er exportateur africain et 2 ème exportateur mondial de conserves de thon (50 000 tonnes).

Écrit par : charles alphonse | 05/11/2005

economie:secteur primaire Agriculture, élevage, pêche et forêt génèrent 66% des recettes d'exportation, constituent 27% du PIB et emploient les 2/3 de la population active.

Principales cultures d'exportation:
Cacao et café (qui représentent ensemble 40% des recettes d'exportation), huile de palme, latex, coton, sucre, fruits frais (ananas, banane).


Cacao:
1er producteur et exportateur mondial, avec une production annuelle de l'ordre de 1 200 000 tonnes. 1,5 millions d'hectares de petites plantations familiales. 350 000 tonnes
transformées sur place.

Café:
6ème producteur mondial : 188 000 tonnes produites en 1999 et 185 000 exportées.
1 million d'hectares de petites plantation familiales de variété robusta.

Huile de palme:
200 000 hectares de palmeraies de variétés sélectionnés dont 140 000 hectares de plantations villageoise et 60 000 hectares d'ensemble agro-industriels. 14 huileries. Potentiel de production : 300 000 tonnes d'huile de palme brute par an.

Latex:
70 000 hectares d'hévéa dont 42 000 d'ensembles agro-industriels et 28 000 en secteurs villageois. Potentiel de production actuel: 110 000 tonnes de latex par an (7 ème producteur mondial). La productivité est la plus élevée au monde (1675 kg/ha) pour les nouvelles variétés plantées.


200 000 à 280 000 tonnes de coton-graine soit 155 000 tonnes de coton fibres produites annuellement en plantations villageoises. Entièrement absorbées par l'industrie textile locale (filature, tissage, impression, confection) 3ème producteur africain. Meilleur rendement africain à l'engrenage.

Canne à sucre:
Culture principalement en plantations industrielles, dans le Centre et le Nord du pays en zones de savane. 20 000 hectares. 1 200 000 tonnes de canne, assurant une production annuelle de 120 000 à 135 000 tonnes.

Fruits frais:
215 000 tonnes d'ananas produites en 1998 (2ème exportateur africain) 225 000 tonnes de bananes produites ( 1er exportateur ACP). Produits sur 20 000 hectares de petites et moyennes plantations, principalement dans le Sud-est du pays. Mangues (10 000 tonnes / an exportées).

Autres produits agricoles:


Tabac ( 300 tonnes)

Agrumes (500 000 tonnes )
Riz paddy ( 1 000 000 tonnes)
Maïs ( 550 000 tonnes )
Taro ( 500 000 tonnes)
Igname (2 300 000 tonnes 4ème producteur mondial)
Manioc ( 1 700 000 tonnes)
Bananes plantain (1 350 000 tonnes)
Arachides (145 000 tonnes)
Noix de cajou (50 000 tonnes)
Noix de cola (35 000 tonnes premier exportateur mondial)
KaritŽ ( 10 000 tonnes)
Forêt:
3,7 millions d'hectares de forêt contre 15 millions en 1960 du fait de l'exploitation intensive et d'une agriculture itinérante détruisant quelque 300 000 hectares par an. Production 2 500 000 tonnes de grumes. Programmes de reforestation en cours
(20 000 ha / an)

Huiles essentielles d'agrumes
( 1500 en 1997) 2 ème exportateur mondial d'huile de bergamote
Coco râpé (1/3 de la production mondiale)
130 000 tonnes et huile de coprah (15 000 tonnes)
Fruits en jus et séchés.

Elevage:
1% du PIB. Cheptel estimé à 1 250 000 bovins, 2 300 000 ovins et caprins, 400 000 porcin, 26 000 000 de volailles. Production annuelle de viandes et abats 90 000 tonnes, production en volailles 25 000 tonnes.

Pêche:
70 000 tonnes pêchées en 1995 dont 2/3 par la pêche artisanale ( 14 milliards FCFA) et 1/3 par la pêche industrielle (pour 6 milliards FCFA ). 1er exportateur africain et 2 ème exportateur mondial de conserves de thon (50 000 tonnes).

Écrit par : charles alphonse | 05/11/2005

economie:secteur primaire Agriculture, élevage, pêche et forêt génèrent 66% des recettes d'exportation, constituent 27% du PIB et emploient les 2/3 de la population active.

Principales cultures d'exportation:
Cacao et café (qui représentent ensemble 40% des recettes d'exportation), huile de palme, latex, coton, sucre, fruits frais (ananas, banane).


Cacao:
1er producteur et exportateur mondial, avec une production annuelle de l'ordre de 1 200 000 tonnes. 1,5 millions d'hectares de petites plantations familiales. 350 000 tonnes
transformées sur place.

Café:
6ème producteur mondial : 188 000 tonnes produites en 1999 et 185 000 exportées.
1 million d'hectares de petites plantation familiales de variété robusta.

Huile de palme:
200 000 hectares de palmeraies de variétés sélectionnés dont 140 000 hectares de plantations villageoise et 60 000 hectares d'ensemble agro-industriels. 14 huileries. Potentiel de production : 300 000 tonnes d'huile de palme brute par an.

Latex:
70 000 hectares d'hévéa dont 42 000 d'ensembles agro-industriels et 28 000 en secteurs villageois. Potentiel de production actuel: 110 000 tonnes de latex par an (7 ème producteur mondial). La productivité est la plus élevée au monde (1675 kg/ha) pour les nouvelles variétés plantées.


200 000 à 280 000 tonnes de coton-graine soit 155 000 tonnes de coton fibres produites annuellement en plantations villageoises. Entièrement absorbées par l'industrie textile locale (filature, tissage, impression, confection) 3ème producteur africain. Meilleur rendement africain à l'engrenage.

Canne à sucre:
Culture principalement en plantations industrielles, dans le Centre et le Nord du pays en zones de savane. 20 000 hectares. 1 200 000 tonnes de canne, assurant une production annuelle de 120 000 à 135 000 tonnes.

Fruits frais:
215 000 tonnes d'ananas produites en 1998 (2ème exportateur africain) 225 000 tonnes de bananes produites ( 1er exportateur ACP). Produits sur 20 000 hectares de petites et moyennes plantations, principalement dans le Sud-est du pays. Mangues (10 000 tonnes / an exportées).

Autres produits agricoles:


Tabac ( 300 tonnes)

Agrumes (500 000 tonnes )
Riz paddy ( 1 000 000 tonnes)
Maïs ( 550 000 tonnes )
Taro ( 500 000 tonnes)
Igname (2 300 000 tonnes 4ème producteur mondial)
Manioc ( 1 700 000 tonnes)
Bananes plantain (1 350 000 tonnes)
Arachides (145 000 tonnes)
Noix de cajou (50 000 tonnes)
Noix de cola (35 000 tonnes premier exportateur mondial)
KaritŽ ( 10 000 tonnes)
Forêt:
3,7 millions d'hectares de forêt contre 15 millions en 1960 du fait de l'exploitation intensive et d'une agriculture itinérante détruisant quelque 300 000 hectares par an. Production 2 500 000 tonnes de grumes. Programmes de reforestation en cours
(20 000 ha / an)

Huiles essentielles d'agrumes
( 1500 en 1997) 2 ème exportateur mondial d'huile de bergamote
Coco râpé (1/3 de la production mondiale)
130 000 tonnes et huile de coprah (15 000 tonnes)
Fruits en jus et séchés.

Elevage:
1% du PIB. Cheptel estimé à 1 250 000 bovins, 2 300 000 ovins et caprins, 400 000 porcin, 26 000 000 de volailles. Production annuelle de viandes et abats 90 000 tonnes, production en volailles 25 000 tonnes.

Pêche:
70 000 tonnes pêchées en 1995 dont 2/3 par la pêche artisanale ( 14 milliards FCFA) et 1/3 par la pêche industrielle (pour 6 milliards FCFA ). 1er exportateur africain et 2 ème exportateur mondial de conserves de thon (50 000 tonnes).

Écrit par : charles alphonse | 05/11/2005

econimie:secteur secondaire Depuis la dévaluation du franc CFA en 1994, un secteur industriel axé sur la substitution aux produits d'importation et la transformation des produits agricoles se développe en Côte d'Ivoire. Dominé par l'agro-industrie, il a notamment conquis de nombreux marchés à l'exportation sur le continent africain. Il constitue aujourd'hui 21,5% du PIB, contre 27% au primaire et 44% au tertiaire.

ENERGIE:

Electricité
3975 GWh produits en 1997 (dont 1867 GWh en provenance des 5 centrales hydroélectriques et 2099 GWh des centrales thermiques). L'utilisation du gaz naturel en provenance de l'exploitation off-shore sera effective dans de brefs délais. La consommation actuelle de 2516 GWh/an croit de 10 à 12% annuellement.

La production et le développement sont le fait de l'Energie Electrique de Côte d'Ivoire (EECI , Etat de Côte d'Ivoire), la distribution étant assurée depuis 1990 par la Compagnie Ivoirienne d'Electricité (CIE, groupe Bouygues). Grâce à ses programmes d'équipement et à l'interconnexion des réseaux, la Côte d'Ivoire exporte de l'électricité vers les pays voisins: Ghana, Burkina Faso, Mali, Togo, Bénin.

Hydrocarbures
Le bassin pétrolier off-shore s'étend sur 53 000 km2. 80% des gisements sont situés entre 2000 et 3000m de profondeur. Découverts en 1993 et 1994, les 2 gisements Lion et Panthère ont une productibilité annuelle de 3,4 millions de tonnes, pour une consommation de 900 000 tonnes. La production de gaz atteint les 27 milliards de BTU(British Thermal Unit). L'autosuffisance énergétique de la Côte d'Ivoire est assurée pour une douzaine d'années.


Mines
Actuellement 2 principaux gisement d'or (2,5 tonnes / an), auxquels s'ajoute l'exploitation artisanale. 2 gisements de DIAMANTS exploités artisanalement. Exploitation prochaine du NICKEL latéritique et magnésien (400 millions de tonnes de réserves) , dans l'Ouest. Autres réserves: fer, bauxite, manganèse, sables de verrerie, pierres ornementales.

Industries manufacturières:
La croissance depuis 1994 dépasse 20% dans certaines branches, en particulier les préparations alimentaires.

Cacao:
25% des fèves sont transformées localement. L'objectif est de porter cette proportion à 50% d'ici l'an 3 ans.

Café:
De 20%, la proportion de production transformée doit atteindre 50% dans les 10 ans ˆ venir.

Oléagineux:
260 000 tonnes d'huile de palme brute produites localement. 50% expédiées en Europe. 50% utilisés en préparation alimentaires et cosmétiques. Sont également produits: palmiste (20 000 T), coprah (260 000 T). Triturées localement: graines de coton (25 000 T d'huile/an), de soja (850 T) et de karité (2000 T de beurre). Outre les huiles, les tourteaux sont utilisées pour l'élevage. la production de coco râpé
130 000 tonnes s'exporte entièrement.

Brasserie:
900 000 hectolitres de bière, 300 000 hectolitres de boissons gazeuses.

Minoterie:
170 000 tonnes de farines fabriquées annuellement à partir de 220 000 tonnes de blé importé. Effort de substitution partielle du blé par des produits locaux (manioc notamment).


Conserves de poisson:
55 000 tonnes de thon mises en boîte.

Riz:
600 000 tonnes de paddy local et de riz cargo importés sont décortiquées localement. De fortes quantités de riz produites dans l'Ouest et le Centre sont autoconsommées.

Sucre:
Canne cultivée dans le Nord et transformée sur place: 120 000 à 135 000 tonnes de sucre pa an dont 15 à 20 000 exportées.

Autres industries alimentaires:
Conserves et jus de fruit - laitages - confiserie - boissons.

Textiles:
Filière totalement intégrée, des plantations de coton aux filatures tissages. Chiffre d'affaire annuel: 170 millions FCFA.

Bois:
Destinées à promouvoir une meilleure gestion de la forêt, des mesures de restriction des exportations de grumes (300 000 m3 /an) favorisent le développement de la transformation locale.

Chimie:
Forte hausse: +20% pour le caoutchouc, +34% pour les produits divers (phytosanitaires, engrais, peintures et laques, etc.)

Emballage et conditionnement:
Secteur actif et diversifié: sacs de jute et polypropyléne, emballages en alluminium, cartons imprimés, contenants en plastique. L'agro-industrie locale absorbe 70% de la production.

Autres industries:
Ciment et matériaux de construction, mécanique et montage, matériel électrique, édition et papeterie, froid industriel, etc.

Écrit par : charles alphonse | 05/11/2005

l'histoire de la cote d'ivoire Depuis quand la Côte d’Ivoire est-elle peuplée ?

Il est impossible de le dire. Des outils du Paléolithique et du Néolithique ont été trouvés... C’est une indication de niveau de civilisation, mais pas d’époque.
L’Afrique noire est habitée depuis plusieurs millénaires, des témoignages hébreux, grecs, latins le prouvent. Mais il semble que ses différents groupes ethniques soient à l’origine venus du nord et plus particulièrement du Sahara .

C’est la désertification progressive de celui-ci qui aurait entraîné un lent glissement de population vers le sud. Cette hypothèse ne paraît pas invraisemblable, si l’on pense aux migrations toutes récentes des nomades Peuhl du Sahel, venus s’installer dans le nord de la Côte d’Ivoire avec leurs troupeaux, à la suite de la terrible sécheresses que l’on connaît.

Dans les régions de forêt, c’est-à-dire tout le sud, les traditions décrivent les habitants primitifs du sol comme étant de très petits hommes, bruns selon les uns, roux selon les autres. Ils n’auraient pas complètement disparu et seraient toujours les maîtres de la terre, si ce n’est sous une forme humaine, du moins en tant que génies, capables d’égarer ceux qui leur manquent de respect ou enfreignent leurs lois
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Les anciens habitants de Côte d’Ivoire

Personne n’a trouvé trace de ces négrilles. Pourtant une légende aussi répandue doit reposer sur une part de vérité. De plus, les Gagou, installés précisément dans une des zones où ils auraient vécu et qui se réclament d’une filiation avec eux, sont eux-mêmes des hommes de très petite taille et comptent parmi les plus anciens habitants de Côte d’Ivoire, au point d’être considérés comme des autochtones par beaucoup.

C’est également le cas de Lorho, à qui est attribuée la fondation de Bondoukou, vers le début du XIème siècle ou tout au moins d’un campement sur son emplacement. Ils y furent rapidement rejoints et soumis par les Koulango, probablement d’origine voltaïque, et qui durent arriver dans le nord-est de la Côte d’Ivoire au XIIème siècle. Les Koulango y fondèrent le très puissant royaume de Bouna, au nord de Bondoukou. Ils y sont toujours, malgré l’affaiblissement progressif de leur royaume et des invasions diverses.

Dans l’ouest, les Dan ou Yacouba et les Koueni, rebaptisés en Gouro par les Baoulé qui devinrent leurs voisins bien longtemps après, sont considérés sinon comme autochtones - qui peut l’affirmer ? - du moins comme de très anciens habitants. Les Dida et les Adioukrou le sont aussi. Or tous habitent la zone de forêts et tous ont gardé le souvenir des vrais propriétaires du sol, c’est-à-dire des petits hommes préhistoriques.

La date de l’apparition des Senoufo en Côte d ‘Ivoire est très controversée. Il semble en tout cas certain qu’elle remonte au moins au début de dernier millénaire. Apparemment, d’après leur tradition, les pacifiques Senoufo n’eurent à chasser personne. Nulle trace de négrilles dans leurs récits qui, au contraire, s’accordent pour affirmer qu’ils trouvèrent le pays entièrement vide.

Le fait d’avoir eu toute la place nécessaire explique peut-être leur organisation politique : fondée sur des communautés restreintes et disséminées, obéissant à un ordre social très structuré, sous la bonne garde de conseils d’anciens, elle s’est toujours fort bien passée d’un pouvoir centralisateur. Ces communautés occupèrent longtemps presque tout le nord de l’emplacement d’Odienné, à l’ouest, jusqu'à Bouna à l’est et à Bouaké au sud .

Au XII ème siècle, ils fondent la ville de Kong et au XIVème siècle Boundiali, puis Korhogo, qui deviendront, le foyer de la résistance Senoufo contre les envahisseurs du Nord.
Car pendant qu’ils vivent sans inquiétude, de pénibles événement se préparent pour eux, dès le début du XVème siècle. A cette époque, les Dioula, commerçants Malinké, sont déjà venus peu à peu de Haute Volta.
Mais les invasions marocaines, qui atteignent la boucle du Niger, vont provoquer vers 1600 des migrations massives.

Des bords du Niger, les Malinké vont descendre vers le sud et pénétreront en Côte d’Ivoire en plusieurs temps et par deux voies distinctes. Un premier tronçon, que l’on appelle toujours Dioula, part dans la même première direction que les premiers commerçants. Seulement, cette fois, ils bifurquent vers Kong où ils prennent le pas sur les Senoufo, au point de faire de la ville une métropole islamique dont les écoles coraniques jouiront jusqu’aux XIX ème siècle d’une très grande renommée.

Au moment de leur arrivée, les Dioula, comme leurs frères Malinké, ne sont pas encore musulmans. Ils ne le deviendront que vers 1660, après la venue de quelques Mandé qui en peu d’années vont convertir leurs frères de race.
Tous les Dioula ne sont pas arrêtés à Kong : certains continuent vers l’emplacement de l’actuel Mankono, au sud de Korhogo.

Les Malinké qui entrent en Côte d’Ivoire par le nord-ouest sont beaucoup moins calmes que ces Dioula. Ils descendent jusqu'à Séguéla, chassent tous ceux qu’ils trouvent sur leur passage et se déchirent entre eux. Finalement, ce sont leurs esclaves Diomandé qui imposent Leur autorité sur toute la région, de Touba à Séguéla, tandis que d’autres familles Malinké font leur apparition du côté de la future ville d’Odienné, alors occupée par une population Sénoufo peu importante.

A l’est de la Côte d’Ivoire, au Ghana, vivait le puisant groupe Akan. Au cours du XVI siècle, un de ses rameaux, les Abrons, quitte la région de Koumasi et arrive à Bondoukou. Ils soumettent sans tarder les Koulango, qui perdent la suzeraineté, dans la région, ainsi que les Dioula. Ceux-ci d’ailleurs s’en moquent, puisqu’ils n’ont jamais cherché à prendre le pouvoir. Echange de bons procédés : quand les Dioula, au XVIIème siècle, se convertiront à l’islam , les Abron laisseront faire et se contenteront de garder leur autorité politique et leurs croyances.

La même pénétration va se renouveler, plus au sud, avec d’autres rameaux de la famille Akan, comme celui des Ashanti. Ce sont d’abord des Agni, qui se fixeront entre Aboisso et Abengourou, puis le très puissant et dynamique groupe Baoulé, dans le courant du XVIIIème siècle. Trouvant les régions de l’est déjà occupées par leurs cousins, ils vont, sous la conduite de leur reine, Pokou, continuer vers l’ouest et arriver devant la comoë qui les arrête. Pas pour longtemps. Le fétiche révèle à la reine que pour se concilier la faveur des dieux, il lui faut sacrifier son enfant. Ce qu’elle fait en s’écriant " Baouli ", c’est-à-dire ‘"l’enfant est mort".

D’ou le nom que prendra désormais ce peuple. Il ira s’installer, de l’autre côté de la Comoë, dans toutes les savanes du centre, repoussera les Sénoufo jusqu'à hauteur de Katiola, et formera un royaume très structuré, comprenant huit clans.
Sur la côte, les Adioukrou, fixés le long de la lagune Ebrié aux alentours de l’actuel Dabou, vivaient au large et en paix, pour la bonne raison qu’autour d’eux le pays était vide. Tout au moins jusqu’au début du XVIIeme siècle. A cette époque, des migrations viennent petit à petit peupler les régions lagunaires, d’Aboisso à Grand-Bassam.

Lorsque les premiers Européens commencent à pousser, en bateau, des reconnaissances le long du golfe de Guinée, ils trouvent installées toutes les ethnies groupées maintenant sous l’appellation de Lagunaires. Cette installation ne s’est pas faite en un jour, ni sans batailles : les nouveaux arrivants se sont succédé en trois vagues qui se superposaient ou se chassaient mutuellement. En tout cas, ils finissent par se stabiliser sur la côte est jusqu'à l’embouchure du Bandama.

Venant de l’est, sans doute ne connaissent-ils rien du groupe des Krou, qui, presque en même temps, faisaient la même chose qu’eux, mais en sens inverse, puisqu’ils étaient originaires du Libéria. Ces Krou trouvèrent eux aussi les même petits hommes dont les Gagou, les Adioukrou et les Dan gardent le souvenir, et probablement les chassèrent ou les exterminèrent. Quand ils parvinrent au Bandama, ils aperçurent, de l’autre côté du fleuve, les ethnies Lagunaires qui y campaient. On s’observa .... et on en resta là, car l’issue d’un affrontement semblait incertaine au deux groupes.

Les nouvelles migrations Krou, ne trouvant pas de place sur la côte, remontèrent dans les forêts, chassèrent encore un peu plus les pauvres petits hommes rencontrèrent les Dida, les Gagou, les Gouro, les Dan qu’ils repoussèrent vers le nord et le centre. Après quoi, peu à peu ils se divisèrent en grandes familles, telles que les Bakoué, les Beté, les Godié, les Wobé et les Gueré.

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Écrit par : charles alphonse | 23/11/2005

le debut de la colonisation

Pendant la guerre de 1870, les Anglais et les allemands avaient pris en main le commerce à Assinie, alors l’escale la plus importante de la région. C’est pourquoi le premier résident, Verdier, s’installe à Grand Bassam. Des écoles sont créées, on essaie sans grand succès d’acclimater des produits inconnues : avocatier, agrumes, cocotiers.

D’une manière générale, les civils ne s’éloignent pas de la côte ni des lagunes. Ce sont des Sénégalais et des Appoloniens de la Côte qui vont à l’intérieur collecter l’or, l’ivoire, l’huile de palme etc.
Pourtant les Français veulent reconnaître le Bandama. Ils envoient le capitaine Marchand vers Tiassalé où il est mal accueilli, mais il réussit à traverser tout le pays jusqu'à Tingrela dans le nord. Il arrive fin 1893.

En 1892, une convention franco-libérienne (le Liberia étant sous protectorat américain) avait fixé le cours du Cavally comme frontière ente les deux pays. Le 10 mars 1893, par décret du gouvernement français, la Côte d’Ivoire est constituée en colonie française avec Binger comme premier gouverneur. Cependant, en 1902, un nouveau décret institue l’Afrique occidentale française (AOF) ; en fera partie la Côte d’Ivoire dont le gouverneur est placé sous l’autorité du gouverneur général de l’AOF.

Le premier chef-lieu de la colonie est Grand Bassam. Mais il est décimé par la fièvre jaune en 1899 et abandonné au profit de Bingerville.
Bingerville n’est qu’à quelques kilomètres d’une certaine presqu’île rocheuse qui avance dans la lagune Ebrié, en face de l’île de Petit Bassam.

En 1898, l’une et l’autre sont pratiquement inhabitées. Mais elles se trouvent exactement dans l’axe du tacé qui a été déterminé par les ingénieurs comme étant le meilleur parcours possible pour le future chemin de fer Océan-Niger. Et, entre l’île de Petit Bassam et la presqu’île, la lagune offre un magnifique plan d’eau qui conviendrait à merveille pour un port. Il ne lui manque que de communiquer avec la mer.
Ce sera chose faite en 1934, avec la création du canal de Vridi. Entre temps, la presqu’île inhabitée est devenue Abidjan, terminus de la voie ferrée qui, en 1934, mène jusqu’en Haute Volta Bobo-Dioulasso. L’importance de cette ville, desservie à la fois par le rail et par les compagnies de transport maritimes qui y ont d’emblée trouvé l’un des meilleurs sites portuaires d’Afrique, croît en flèche, et le 1er juillet 1934, le chef-lieu de la colonie, de Bingerville est transféré à Abidjan.

Les grandes cultures industrielles du café et du cacao ne sont pas originaires de Côte ‘Ivoire. Elle ont été importées par les Français, malgré le peu d’enthousiasme d’une population qui n’en voyait pas l‘intérêt. Mais les colons, eux, le voyaient fort bien. En conséquence, des manoeuvres furent souvent envoyés pour travailler sur les plantations non seulement de café et de cacao, mais d’agrumes. De plus, il avaient été requis de force sur les chantiers forestiers et les chantiers administratifs. Au total, une masse considérable d’hommes vivait d’une manière permanente loin de chez eux et dans les conditions souvent déplorables.
A cette cause de révolte, s’en ajoutaient d’autres dont l’une devait mettre le feu aux poudres.

En février 1944 eut lieu la célèbre Conférence de Brazzaville, organisée par le général de Gaulle pour discuter du sort des possessions françaises d’outremers. Si la tendance à l’autonomie, largement défendue au cours de cette conférence, ne prévalut pas, elle ne pouvait plus désormais être enterrée. Pourtant, malgré les recommandations faites en faveur " d’une large assimilation ", la différence entre les conditions dont bénéficiaient les colons et celles qui étaient imposées aux planteurs ivoiriens ne cessait de grandir.

Provocation de la part des planteurs français, qui ne veulent pas céder un pouce de leurs privilèges, prise de conscience par les Ivoiriens que la liberté est au bout de la lutte ; les conditions d’un conflit grave sont en place.
Il éclate, toujours en 1944, lorsque la prime d’entretien accordée aux planteurs de café défavorise nettement les Ivoiriens. Malgré leurs démarches auprès de la Chambre d’agriculture, les représentants de ces planteurs ne reçoivent aucun apaisement.

Parmi eux, sont réunis quelques intellectuels, qui le sont devenus d’ailleurs parfois malgré eux : en effet, l’instruction française est souvent mal vue par des parents qui craignent que leurs enfants ne deviennent trop différents d’eux. Le jeune Félix Houphouët -Boigny, par exemple, né en 1905, à Yamoussoukro s’en aperçoit et exige que l’enfant soit scolarisé. Cette exigence conduira Félix Houphouët-Boigny, par exemple, jusqu’à l’Ecole William Ponty du Sénégal, puis à l’Ecole de médecine de Dakar, d’où il sortira major de sa promotion en 1925. Il commence alors une carrière de médecin auxiliaire et devient donc fonctionnaire français.

Mais en 1932, il prend la défense des planteurs d’Abengourou à qui le cacao est acheté à un prix dérisoire. Puis en 1939, sur l’insistance de toute la population du canton Akoué, devient chef de ce canton. Dès lors, il ne cessera de poursuivre son action d’émancipation du peuple ivoirien.
Aussi fait-il tout naturellement partie de ceux qui vont discuter avec les représentants de la Chambre d’agriculture, puis vont fonder, d’ailleurs avec l’assentiment du gouverneur Latrille, le Syndicat agricole africain.

Félix Houphouët -Boigny en devient président. Il a toutes les qualités requises ; il appartient à une famille de chefs traditionnels, il possède lui-même une plantation de café, il a reçu une éducation qui lui permet de discuter d’égal à égal avec les Européens et fait partie d’un des groupes ethniques les plus influents de Côte d’Ivoire.
D’emblée, le Syndicat obtient d’importants succès. Mais il provoque aussi une levée de boucliers de la part de la Chambre d’agriculture. Latrille est écarté au profit d’un nouveau venu : Mauduit

Cependant, la Côte d’Ivoire doit désigner un député élu par les Ivoiriens de statut local pour les représenter à la première Assemblée Constituante . Malgré tout ce qui est tenté pour favoriser le candidat suscité par les colons, c’est celui qu’a présente le Syndicat agricole africain qui est élu. Et ce candidat, c’est Félix Houphouët-Boigny.
Cette élection devait être déterminante. Dans un premier temps, elle provoque l’abolition du travail forcé, obtenue par le nouveau député qui fait voter une loi dans ce sens par l’Assemblée Constituante, le 11 avril 1946.

A Bamako, le 19 octobre 1946, est fondé le Rassemblement démocratique africain (RDA) par les leaders les plus importants des pays d’Afrique occidentale française et d’Afrique équatoriale française (AEF), dont Houphouët-Boigny. Dans chacun des douze pays représentés, est créé un parti se réclamant du RDA, mouvement africain d’émancipation à caractère international.
En 1946, Félix Houphouët-Boigny est de nouveau élu député. Mais il est devenu, ainsi que ses compagnons du RDA, l’ennemi public de certains colons puissants, notamment de ceux qui sont toujours représentés dans la Chambre d’agriculture.

Le 6 février 1949, les provocateurs tuent deux adversaires d’Houphouët-Boigny . Une vaste opération d’arrestations est lancée contre les représentants les plus dynamiques du RDA. Ils sont emprisonnés à Grand Bassam. Mais une commission d’enquête dégage la responsabilité du PDCI-RDA dans les événements du 6 février, une révision du procès des prisonniers de Grand-Bassam est entreprise et, surtout, Houphouët Boigny est élu à l’Assemblée Territoriale, le 20 mars 1952.

En janvier 1956, il entre au Parlement français avec un autre Ivoirien, Ouezzin Coulibaly. Devenu ministre délégué à la Présidence du Conseil le 1er février 1956, il aide le ministre de la France d’outre-mer à mettre au point la loi-cadre pour les territoires d’outre-mer. Celle-ci est votée le 23 juin 1956.

Dès lors, l’homme politique ne cesse d’être soutenu par tout le peuple ivoirien, à chaque élection au suffrage universel, comme au Congrès du RDA. En mai 1957, il est élu président du grand Conseil de l’AOF et, le 30 avril 1959, il est investi Premier ministre du premier gouvernement de la Côte d’Ivoire proclamée le 7 août 1960, avec comme président de la République Félix Houphouët-Boigny.



Écrit par : charles alphonse | 23/11/2005

trente ans de paix

Jusqu'à sa mort survenue le 7 décembre 1993, le président Houphouët-Boigny a su préserver son pays de la guerre civile et s’entourer d’amis et d ‘alliés issus de tous les continents. Cela n’a pas été toujours facile et au début de la décennie et n’a pu empêcher que des remous se produisent à Abidjan, dans la mesure même où depuis 1980 , il avait orienté sa politique intérieure vers davantage de liberté démocratique et vers un multipartisme qui est aujourd’hui un fait acquis.

En vertu de l’article 11 de la constitution, le président de l’Assemblée nationale, Henri Konnan Bédié a pris la suite du président de la République, en dépit des vives contestations de l’opposition. Cela s’est produit dans le calme, et la Côte d’Ivoire, malgré le choc émotif qu’à constitué le décès du " père de la Nation ", n’a pas connu l’éclatement que certains lui prédisaient.

Henri Konan Bédié a été élu président de la République le 22 octobre 1995 et est déchu le 24 décembre 1999 par le CNSP, dont Robert Guë est nommé le Président de la République pendant la période de transition, dont le terme est prévu pour le 31 octobre 2000.



Écrit par : charles alphonse | 23/11/2005

CLIMAT/ trois zones climatique

Le climat subéquatorial

Le long de la région côtière (axe Abidjan- San Pedro), est caractérisé par des températures aux amplitudes faibles, une forte humidité et des précipitations abondantes. Cette zone connaît quatre saisons : Une saison sèche et chaude entrecoupée de quelques plues de décembre à avril ; Une saison de grandes pluies de mai à juillet ; Une petite saison sèche d’août à septembre ; Une petite saison de pluies d’octobre à novembre.

Le climat tropical humide

S’étend sur la zone forestière et le sud de la région des savanes . Caractérisé par des amplitudes aux températures plus importantes que la zone côtière, (pourcentage d’humidité atteignant 70 % et des pluies allant de 1 200 mm à bouaké et de 2 300 mm à Danané), cette zone connaît également : Une saison de grandes pluies de juin à octobre ; Une saison de petites pluies de mars à mai ; Une petite saison sèche de juillet à Août.

Le climat de type soudanais

S’étend sur la zone des savanes à l’exclusion de sa partie méridionale. Il est caractérisé par des amplitudes thermiques quotidiennes et annuelles relativement importantes, une humidité relativement inférieure à celle du sud du pays entre 40 et 50 % , et par la présence intermittente d’un vent froid et sec, l’harmattan entre décembre et février. Cette zone connaît deux saisons : Une saison des pluies en avril Une saison sèche de novembre à juin avec quelques pluies de juillet à octobre.

Écrit par : charles alphonse | 23/11/2005

COÛT DE LA VIE
Si le touriste trouvait parfois la vie chère en arrivant à Abidjan, son point de vue a changé depuis la dévaluation. Les prix ayant été sévèrement contrôlés, nul dérapage ne s’est produit et dans les hôtels de catégorie élevée, les prix seront sensiblement les mêmes qu’en France ou moins élevés.

C’est ainsi qu’on trouvera des chambres climatisées avec salle d’eau et sanitaires pour 120 FF : c’est le cas du petit hôtel des Sports, très bien situé au bout de l’ex-rue du Commerce à Abidjan, ou de l’excellent hôtel Kadjona de Korhogo et ils ne sont pas les seuls.

Le prix des repas est variable, mais on trouve fréquemment des plats garnis pour environ 50 FF et moins dans les maquis.
Les campeurs et les pique-niqueurs peuvent s’en tirer à bon compte à condition d’acheter uniquement des produits du pays, ce qui n’a pas d’importance; ils sont excellents.

Les transports urbains sont bon marché : les autobus verts d’Abidjan coûtent entre 1,80 FF en ville et 2,80 FF pour la banlieue.
La prise en charge des taxis à Abidjan est de 1FF. A titre indicatif, un trajet de Cocody au Plateau atteint facilement 10 FF. Mais dans les villes de l’intérieur, le tarif est très bas : 1,25FF la course tant que le périmètre urbain n’est pas dépassé. Quant aux taxis de brousse et autres véhicules interurbains, leurs tarifs changent souvent !

Les locations de voitures sont onéreuses, puisque l’on peut être obligé de choisir une automobile puissante ! A cela il faut ajouter une assurance obligatoire couvrant la voiture, une autre facultative, mais bien utile, concernant le conducteur et les personnes transportées, le prix de l’essence (5,90FF le litre de super, 3,90FF le gasoil).

Le prix d’une location de pirogue est élastique. Pour une demi-journée, cela ne devient vraiment intéressant qu’à partir d’un groupe de six, puisque le prix est forfaitaire pour la pirogue mais il faut en trouver une !
Les pourboires n’existent pas dans les hôtels, excepté les pièces données au bagagiste. Théoriquement, c’est la même chose dans les restaurants mais on ne vous les refuse pas ! Lorsqu’on fait un circuit organisé, il est en revanche nécessaire de prévoir un pourboire pour le chauffeur (pour le montant, demander conseil à l’accompagnateur).
Il ne faut surtout pas oublier de faire de la monnaie avant de sortir de l’hôtel.

Écrit par : charles alphonse | 23/11/2005

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Écrit par : free ringtones | 23/08/2006

yuvutu
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Écrit par : hetraifaer | 13/07/2010

Hallo webgemeinde!
helft mir mal, ich suche florian grotehans, hab gehört das seine firmen pleite sein sollen.

Habe vor x jahren ein handy bei einer firma von florian grotehans aus bad hersfeld gekauft. Hab grosse probleme damit und versuche den zu erreichen.

Nun habe ich gesehen dass die pleite sein sollen:

Geschäfts-Nr.: 11 IN 23/07 Am 26.10.2007 um 10:15 Uhr ist das Insolvenzverfahren eröffnet worden über das Vermögen der T-C-H Service GmbH & Co. KG mit Sitz in Dresden und dem Mittelpunkt der wirtschaftlichen Tätigkeit in Bad Hersfeld, Breitenstraße 37, 36251 Bad Hersfeld (AG Dresden, HRA 5714), vertr. d.: 1. TCH Vermögensverwaltungs GmbH, (persönlich haftende Gesellschafterin), vertr. d.: 1.1. Florian Grotehans, geboren 1982, Am Baumgarten 12, 36251 Bad Hersfeld, (Geschäftsführer). Insolvenzverwalter ist: Rechtsanwalt Dr. Frank Kreuznacht, Untermarkt 23, 99974 Mühlhausen, Tel.: 03601/88920, Fax: 03601/889211, E-Mail: Rechtsanwaelte@dr-wiengarten.de. Anmeldefrist: 17.12.2007.

Erreiche da niemanden, ans Handy geht der nicht. Habe nun auch gehört das gegen den wegen Betrug ermittelt wird.

Kann mir jemand helfen? Wie erreiche ich den?

Danke schonmal!!

Écrit par : ifrogmolan | 06/12/2011

Hosting - to udostępnianie przez dostawcę usługi internetowej zasobów serwerowni. Jeszcze ściślej mówiąc polega to na "zajęciu" oddaniu do dyspozycji danej pojemności dysku twardego, na której jest dozwolone składować pliki tworzące istote witryn internetowych i bądź użyczenie przestrzeni dysku jako położenia dla plików "leżących" w skrzynce mailowej. Inna wersja hostingu to użyczenie znacznych obrębów dysku, a nawet całkowitego serwera bądź kilku - jako materialnego nośnika dla dużego serwisu internetowego, portalu, grupy dyskusyjnej i innych. W każdej z nich chodzi o użyczenie fizycznego miejsca (dysku lub dysków twardych) dla umieszczenia wielorakich postaci danych osiągalnych przez Net.Ogrom usług hosting jest płatnych. Dlatego nie mamy na celu Cię kłamać. Nasze usługi hostingteż są niedarmowe, z jednym wyjątkiem, nasze usługi hosting są jednymi z najmniej kosztownych w sieci. Proponujemy hosting na najlepszym poziomie, po najniższejdopuszczalnej opłacie. Przekonaj się sam i sprawdź naszą jakość! Inwitujemy na serwis. Nie będziemy Ci wpajać, iż otrzymasz od nas nieodpłatne usługi hosting. Jednakże mamy sposobność zagwarantować Ci jedno. Nasze usługi hosting są przypuszczalnie najtańszymi domenami, jakie możesz odszukać w sieci. Jednakże pomimo niskich ksztów za usługi hosting, dajemynajwiększą możliwą jakość naszych domen. Nie możesz uwierzyć? Przekonaj się Jeśli tak to już teraz wejdź na nasz portal i nabierz przekonania o przwdzie tej wiadomości. Nasze usługi hosting oferują najlepszą jakość w najniższej cenie. Nie będziesz zmuszony przeznaczać dużych kwot za usługi hosting. Proponujemy dużo zniżek i okazji celowo dla stałych, ale i też dla nowych odbiorcó. Sprawdź sam i wejdź niezwłocznie. Zauważysz ile jesteś w stanie zaoszczędzićz nami.

Écrit par : endumpuphosse | 07/12/2011

Wczasy nad morzem można spędzać tak jak tylko sobie zamarzymy , począwszy od małych pensjonacików i motelików, oraz stanic a skończywszy na małych i cichych kurorcikach . Wiele osób planuje wczasy nad morzem już dużo wcześniej dla tego, więc warto zarezerwować miejsca noclegowe i przeróżne atrakcje odpowiednio wcześniej. Bardzo ważny jest wybór profilu wakacji, które chcemy spędzić w zależności od tego czy jedziemy sami czy też z rodziną. Nasze wybrzeże oferuje nam bardzo wiele ciekawych i interesujących atrakcji nie tylko w sezonie letnim, ale i również poza sezonem. Warto, więc rozejrzeć się za odpowiednim miejscem, które będzie nam oferować profil wypoczynku, który będzie nam najbardziej odpowiadać. Niektórzy wolą aktywny wypoczynek inni zaś wolą porostu pojechać nad morze po to by się poopalać. Rowerki wodne, skałki, czyste plaże, korty tenisowe i wiele innych ciekawych atrakcji tylko czeka na to by ktoś chciał z nich skorzystać. Oczywiście dla większości z nas głównym wyznacznikiem na pewno będzie cena takich wczasów, więc musimy również rozważyć wiele ofert pod względem atrakcji, które nam oferują i poziomu usług.

Écrit par : dagreeTeafe | 10/12/2011

Wczasy nad morzem można spędzać jak tylko nam się zapragnie spędzić , począwszy od bardzo obleganych dużych kurortów a skończywszy dużych i drogich hotelach czy tez kurortach obleganych przez turystów. Wiele osób planuje wczasy nad morzem dla tego warto zainwestować nieco czasu i pieniędzy by znaleźć wcześniej miejsce i wynająć odpowiednie pokoje dla nas i przeróżne atrakcje odpowiednio wcześniej. Bardzo ważny jest wybór miejsca, które chcemy odwiedzić wraz z rodziną czy bliskimi nam osobami w zależności od tego czy jedziemy sami czy też z rodziną. Nasze wybrzeże oferuje nam bardzo wiele ciekawych i interesujących atrakcji nie tylko w sezonie letnim, ale i również poza sezonem. Warto, więc rozejrzeć się za odpowiednim miejscem, które będzie nam oferować profil wypoczynku, który będzie nam najbardziej odpowiadać. Niektórzy wolą aktywny wypoczynek inni zaś wolą porostu pojechać nad morze po to by się poopalać. Rowerki wodne, skałki, czyste plaże, korty tenisowe i wiele innych ciekawych atrakcji tylko czeka na to by ktoś chciał z nich skorzystać. Oczywiście dla większości z nas głównym wyznacznikiem na pewno będzie cena takich wczasów, więc musimy również rozważyć wiele ofert pod względem atrakcji, które nam oferują i poziomu usług.

Écrit par : Pladiosiliaps | 14/12/2011

gadżety reklamowe
Jaki jest najbardziej funkcjonalny rodzaj wyróżniania swojej firmy? Jakże podnieść stan odbiorców i co za tym idzie dochody w swojej spółce. Odpowiedź jest szczerze, sztampowa. Komunikacja marketingowa. Zapewnia ona szczególne plusy dla naszego biznesu. Czyni, iż nasza marka jest rozpoznawalna, ludziska są świadomi jej bycia, oznacza to liczba prawdopodobnych odbiorców ciągle rośnie. Jest jednak mrowie form reklamy. Reklama telewizyjna, tak zwany spot reklamowy, reklama w radiu, w gazecie itd. Chciałbym Ci tymczasem przybliżyć równie prężną reklamę jaką jest reklama telewizyjna, to znaczy gadżety reklamowe. Jest tu przemówienie o wszelakich przedmiotach użytku codziennego, jak garnuszki, długopisy, przytulanki, koszulki, na jakich możesz umieszczać logo własnej spółki. Tenże sam się przekonaj jak to działa i pomyśl przez sekundę. Idziesz szosą w latko i mijają Cię obywatele w wytwornym podkoszulku z logiem Twojej spółki. Czyż to nie spektakularna i praktycznie darmowa forma reklamy? Otóż to! Ludziska poprzez używanie produktów, jakich standardowo i tak będą używać, reklamują Twoją spółkę, sprawiając, iż inni rozpoczynają się nią ciekawić. Zapraszamy na naszą witrynę internetową, na której wyszukasz całą proponowaną przez nas ofertę i przedstawisz się z naszymi niskimi cenami. Zapewniam Cię, iż korzyści jakie może uzyskać Twoja jednostka wielokrotnie przekraczają poniesione wydatki.

Écrit par : BichRaice | 16/12/2011

Hosting - to udostępnianie przez dostawcę usług internetowych zapasów serwerowni. Jeszcze dokładniej mówiąc polega to na "zajęciu" oddaniu do wykorzystania danej objętości dysku twardego, na której wolno przechowywać pliki tworzące sens witryn internetowych i albo udzielenie przestrzeni dysku jak miejsca dla plików "leżących" w skrzynce mailowej. Inna wersja hostingu to udostępnienie znacznych obrębów dysku, a nawet kompletnego serwera względnie kilku - w charakterze namacalnego nośnika na rzecz dużego serwisu internetowego, portalu, grupy dyskusyjnej i innych. W każdej z nich chodzi o użyczenie fizycznego położenia (dysku lub dysków twardych) dla zmieszczenia różnych postaci informacji dostępnych przez Internet.Ogrom usług hosting jest płatnych. Dlatego nie chcemy Cię kłamać. Nasze usługi hostingrównież są płatne, z z jedną różnicą, nasze usługi hosting są jednymi z najmniej kosztownych w Internecie. Proponujemy hosting na najlepszym poziomie, po najmniejszej możliwej cenie. Przekonaj się sam i wypróbuj naszą jakość! Zapraszamy na portal internetowy. Nie mamy na celu Ci wpajać, że dostaniesz od nas darmowe usługi hosting. Jednak mamy możliwość zagwarantować Ci jedną sprawę. Nasze usługi hosting są prawdopodobnie najmniej kosztownymi domenami, jakie możesz odnaleźć w Internecie. Jednakże pomimo niewysokich cen za usługi hosting, oferujemynajwyższą możliwą jakość naszych domen. Nie jesteś w stanie w to uwierzyć, czy kwestionujesz jeszcze słuszność tego, co tu jest wypisane? Jeśli tak to koniecznie zajrzyjwstąp na nasz portal i przekonaj się o słuszności tej wiadomości. Nasze usługi hosting oferują najbardziej solidną jakość w niedużej cenie. Nie będziesz musiał przeznaczać wielkich pieniędzy za usługi hosting. Oferujemy dużą ilość rabatów i promocji specjalnie dla wiernych, ale i też dla nowych klientów. Przekonaj się sam i zajrzyj koniecznie. Spostrzeżesz ile jesteś w stanie zachować pieniędzy w portfeluz nami.

Écrit par : ReekArriliVex | 18/12/2011

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